Le bonheur connecté

Le bonheur est une chose complexe. Nous ne savons généralement pas comment le définir. Nous voyons le bonheur comme une chose à atteindre. Nous pouvons donner mille définitions au bonheur. Chaque être humain a une interprétation différente à ce sujet. J’ai saisi beaucoup de temps et agité bien des neurones sur cette question fondamentale avant de pouvoir percevoir une réponse encore bien floue.

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L’amitié est selon moi une forme de bonheur qui ne peut exister sans se qui suit. Le bonheur c’est le sourire lorsque nos regards se croisent, le naturel qui nous unit, quelque chose que tu ne ressens pas habituellement, quelque chose d’unique dont tu ne pourrais expliquer les réels sentiments. Pouvoir se voir, s’écouter, échanger, partager, s’aimer, rêver. Cette énumération entraîne dans mon esprit une vague de bonheur, d’envie, de joie, de rêve pour une simple chose qui se construit grâce à des mots et des regards. Cela semble irréel et pourtant, nous y tournons le dos pour se clôturer dans un espace virtuel qui semble encore plus beau, plus prometteur, plus satisfaisant. La soif d’abondance est incontrôlable. Cet espace virtuel nous distribue le choix en masse aboutissant à une insatisfaction. Le bonheur connecté n’est qu’une simple illusion.

Avant mon départ, j’imaginais une célébration unique. De nombreux invités car une foule vaut plus que la rareté. L’image de ce futur événement me préoccupait beaucoup. Le plus important était évidemment de savoir qui aurait été les chanceux conviés. Mais ceci n’était que dans l’imaginaire. Il a nécessité de longues périodes de réflexion pour que je comprenne comment les relations humaines fonctionnent. J’ai alors saisi l’opportunité d’avoir le pouvoir de contrôler les évènements. L’annonce de mon départ a évidemment été communiqué à un important nombre de mes amis et connaissances auparavant sans mettre en évidence une éventuelle célébration. Cet événement aura ainsi été vécu par un nombre infime de personne. Apprenons à centrer nos énergies pour renforcer les relations et non en produire de superflues. J’ai par la suite accepté que la rareté vaille plus que la foule.

Le degré de notre popularité se compte désormais avec des chiffres, des nombres, des statistiques. C’est finalement bien plus simple. Un ami est un ami. Le temps utilisé pour enjoliver notre petite comptabilité est en fait perdu. Les nombres ne font que vous observer et vous analyser mais ne seront aucunement présents lors du crash.

Alex Jeanmonod

Voyager seul

Les voyages nous permettent de découvrir le monde, les différentes cultures et d’autres façons de vivre. La majorité du temps, les voyages se réalisent en famille ou entre amis, et il est rare qu’une personne parte en solitaire à l’autre bout du monde.

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Quand on voyage seul, nous nous retrouvons sans personne avec qui parler. C’est l’occasion de penser. Penser à énormément de choses. On peut penser sur la vie, penser sur notre futur ou notre passé, penser à qui nous sommes, penser au but de la vie, penser à la définition du bonheur ou encore ne penser à rien, sans que personne nous interrompe. C’est une bonne occasion de se remettre en question. C’est aussi à ce moment-là qu’on se rend compte de nos forces et de nos faiblesses.

Mais pourquoi devrions-nous voyager seul alors que nous avons tant à partager avec nos amis et notre famille ?

La liberté est la première raison. Nous pouvons définir la liberté comme l’état d’une personne qui ne subit aucune contrainte et aucune soumission d’une autre personne. Nous pouvons alors vagabonder en ville ou dans des endroits très reculés sans aucune pression. Nous ne ressentons aucune obligation et aucune culpabilité de faire ou de ne pas faire certaines choses que d’autres personnes voudraient ou ne voudraient pas faire. Il est vrai que l’amitié est une des plus belles choses sur terre, mais même nos amis les plus proches n’ont pas tous les mêmes centres d’intérêt. Voyager seul permet de faire ce que nous aimons vraiment car aucune personne ne sera là pour nous contredire. Cela permet aussi de pouvoir faire certaines activités que nous n’oserions pas chez nous ou avec nos amis. Une autre partie de nous peut alors s’exprimer. Aller en boîte de nuit gay alors que vous êtes hétéro ? Pourquoi pas ! Si vous êtes seul, vous n’hésiterez pas une seconde !

Faites des activités et rencontrez des gens. Quand je dis aux gens que je pars seul, on me demande souvent qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire à part m’ennuyer. Il est vrai qu’au début, on se sent un peu petit. On a l’impression de ne pas être à sa place. Et puis au fur et à mesure on y prend goût. J’ai pu ressentir ça lors de mon voyage en solitaire à Londres. ?ai commencé par me promener comme tout le monde. Ensuite j’ai essayé le shopping seul. Je me suis rendu compte que je n’étais pas seul à faire ça et que c’est plutôt bien pratique de faire les magasins sans devoir se donner rendez-vous dans 15 minutes pour faire le point ou d’attendre des heures devant la cabine d’essayage de notre compagnon de voyage. Rester trois heures dans le même magasin ou d’y retourner autant de fois que j’avais envie était très agréable. J’ai ensuite essayé les musées au milieu des familles et des courses d’école. Puis j’ai augmenté le niveau de cette « solitude étrange» en allant manger au restaurant seul. A part parler avec soi-même, il n’y a que des avantages : j’ai trouvé une table très facilement, le repas et le service m’ont été servit très rapidement. Je suis parti après mon café. Puis l’étape ultime des jeunes, c’est le monde de la nuit, en solitaire… Ce soir-là, je me suis installé au bar afin de prendre un verre pour débuter la soirée. J’observais les gens buvant et dansant. Il y avait des personnes prêtes pour faire la fête toute la nuit et d’autres qui finissaient leur after work. On m’a rapidement prit dans un groupe afin que je ne reste pas seul. Des jeunes qui commençaient leur week-end. J’ai apprécié de faire de nouvelles connaissances et de partager d’autres choses avec des personnes qui n’ont pas la même vision des choses que moi. Nous avons ensuite sillonné les ruelles Londoniennes avant de s’aventurer dans une boîte de nuit… jusqu’à l’aube.

On se la pete presque à ce niveau-là. Rien de plus valorisant que de partir seul. On ressent comme une fierté, un pas en plus dans la maturité. « Moi je suis parti seul ! », voici ce que vous pourrez dire à vos amis. Ils vous admireront encore plus.

Comme une drogue. Foncez ! Ne réfléchissez plus ! Tentez cette incroyable expérience. Et faites tout de même attention à une chose, on y prend vite goût !

Alex Jeanmonod

Style et individus

Aujourd’hui, les gens se battent pour avoir leurs styles mais, en même temps, s’habillent selon les « règles de la société ».

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Mais alors qu’est ce qui fait qu’une grande ville comme Londres est plus ouverte à l’extravagance ? Qu’est-ce qui motive les gens à s’habiller comme ils le veulent ? Et si vous étiez seul sur terre, vous habilleriez-vous de la même manière que lorsque vous sortez dans la rue aujourd’hui ? Interrogez-vous. Quels sont vos intérêts et quels sont ceux de la société ? Tant de questions que nous nous posons au fil de notre vie.

On dit tous que l’Angleterre, les Etats-Unis et d’autres destinations sont des paradis du style, que les gens sont beaucoup plus ouverts, que les gens sont libres. Je ne pense pas que cela s’applique au pays, mais plutôt aux grandes villes. Selon moi, c’est surtout une question de mégalopole. Le terme anonymat urbain défini bien ce concept. Je pense que c’est ceci qui nous attire tous, sans même le savoir. L’anonymat urbain s’explique par une rotation élevée de la population. En d’autres termes, nous ne voyons jamais les mêmes personnes, même dans notre quartier, nous sommes anonymes. Et c’est ce phénomène qui crée une ouverture d’esprit et qui fait que l’on se sent plus à l’aise. Pour moi, le phénomène est le même dans toutes les grandes villes du monde. De plus, la multiculturalité donne aussi un sens à cette ouverture d’esprit.

Les motivations de s’habiller comme on le veut sont diverses. Certains le font pour appartenir à un groupe ou pour avoir une bonne estime de soi. D’autres n’importent aucune importance aux vêtements qu’ils portent. Demandez-vous pour quelle raison vous habillez-vous comme vous l’êtes aujourd’hui. Est-ce simplement pour se couvrir ? Ou est-ce pour extérioriser la face intérieure de vous-même ?

Imaginez que vous êtes seul sur terre. Porteriez-vous simplement des vêtements pour être à l’aise ? Ou alors porteriez-vous des choses plus osées !?

En fait, vous n’êtes pas vraiment les seuls à choisir votre façon de vous habiller. La société joue un rôle très important à ce sujet. Nous n’imaginons pas à quel point notre tenue est la première image de nous-même. En quelques secondes, nous sommes identifiés. On nous donne un âge, une échelle sociale, une appartenance à groupe, une orientation sexuelle… Tant de choses qui se transmettent par quelques bouts de tissus ! Nous jugeons les gens alors que nous ne connaissons ni leur vie ni même leur prénom. Une fille avec une jupe un peu courte sera définie comme une salope. Un garçon un peu efféminé sera défini comme un pédé. La société nous dicte comment être normal, qui aimer et qui détester. Ne soyez pas choqué, c’est le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Les gens sont de plus en plus influençables, nous voulons tous être comme les stars des réseaux sociaux. Mais le fait de s’habiller comme la société le veut nous rend-il heureux ?

Et comme dirait Antoine de Rivarol : “Le style n’est rien, mais rien n’est sans le style.”

N’oublie pas, le style est un art. Sois ton art. Vis ton art. Sois le seul maître de ton corps et de ton âme. Ne sois pas normal, sois différent. Tu verras que les gens aimeront ta différence. Sois fier de toi.

Alex Jeanmonod